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lundi 25 novembre 2019

Dégustation automne 2019

Comme annoncé cette édition 2019 de la grande dégustation des Fous de Chartreuse se déroulait selon un format en partie revu et centré notamment sur la sortie du livre officiel paru cet été. Au final une journée dans la lignée des précédentes où ambiance et fréquentation étaient au rendez-vous aux caves Bossetti ! 



L'événement donc de cette édition était la parution de l’ouvrage "Chartreuse la liqueur", sur lequel nous reviendrons prochainement et des livres justement il y en avait en nombre ce 12 octobre, dans les vitrines et avec la possibilité de le faire dédicacer par un de ces contributeurs, Philippe Bonnard. Ce fut également un sujet de discussion récurrent entre amateurs...

La grande dégustation, tout en jéroboams - cf. le programme des réjouissances. A noter la découverte des Santa Tecla de l’année et la nouvelle édition de la cuvée des Fous de Chartreuse qui a eu un grand succès (mérité) et que l’on pu comparer avec l’édition précédente, ce qui confirme l’intérêt d’attendre un peu… et la star du jour, la VEP épiscopale, un assemblage de liqueurs jaunes et vertes vieilles embouteillé en avril 2012. Une vraie douceur tout en finesse !

Coté buffet, on s’est recentré cette année sur les classiques : terrines et le délicieux foie gras à la mode chartreuse ainsi que les créations chocolatières des confiseries Mazet.

L’art du vitriniste avec comme tous les ans une très belle présentation des vitrines, une vraie composition assemblant bouteilles, objets promotionnels et de collections et avec cette année la mise en avant du nouveau livre...


Une journée riche en rencontre d’amateurs de la liqueur, de son histoire et ses spécificités avec pleins d’échanges entre passionnés. On y croisait curieux, collectionneurs, pèlerins au retour de la Santa Tecla, restaurateurs et gastronomes... Il s’agissait par ailleurs du vingtième anniversaire du club des Fous de Chartreuse et ainsi l’occasion de se souvenir de la fameuse cuvée épiscopale de 2009, il y a déjà dix ans !

Voir aussi : 

lundi 29 octobre 2018

Retour sur les Santa Tecla 2018

Cette année, Rodolphe, un des membres du blog était de retour à Tarragone du 20 au 24 septembre pour les Santa Tecla ! Il nous raconte son séjour :

« Le 20 septembre à partir de 19 heures, place de la Font a lieu la dégustation du “Pastís del Braç de Santa Tecla”, un gâteau monumental représentant le bras de Sainte Thècle (75 mètres soit 2000 portions). N’ayant pas encore eu la chance d'y goûter lors des éditions précédentes je me suis dirigé vers le théâtre pour être sûr d’avoir un ticket qui allait me permettre d’enfin goûter cette pâtisserie. Je n’ai pas été déçu, c’était très bon, une belle mise en jambe pour la suite des festivités !

Le lendemain avait lieu le fameux “Café, copa i puro per un duro” agrémenté d’un concert des Los YéYé sur la place del Rei. Et autant vous dire que les choses sérieuses commencent pour les amateurs de Chartreuse. Pour commencer il faut faire la queue avec en poche un duro, c’est à dire une pièce de petite monnaie en pesetas pour avoir un des 1200 verres de Chartreuse servis dans un petit verre de type shooter. Un café et un cigare, très bon remède contre la sieste paraît-il… En attendant d’y goûter rien de mieux que de siroter une petite Chartreuse épiscopale bien glacée à l’ombre des quelques arbres de la place. Ce fût également l’occasion de revoir quelques fous de Chartreuse (et de goûter à un breuvage étonnant mais bon : une jaune vieillie en fût de cognac, belle découverte.) Cette journée du 21 septembre est également celle de la “La Baixada de l’Àliga”, la descente de l’aigle et du reste du bestiaire : la Mulassa, le Lion, etc… Et comme d’habitude c'est un moment magnifique avec une ambiance superbe et une liesse populaire dont les catalans ont le secret.
 

Le 22 septembre, direction la porte del Roser pour “L’Entrada de Músics”, l’entrée des musiciens, un joli défilé des formations musicales des différents groupes des fêtes. C’était une première pour moi et c’était idéal pour se remettre des festivités de la veille. A 19h avait lieu le premier défilé de l’ensemble des parades de la Santa Tecla. J’ai eu la chance de suivre cela depuis un balcon (merci Agathe et Yoann) au niveau de la montée avant la Carrer Major, un point de vue nouveau sur le défilé, très bon moment entre pétarades des Diables, les danses des géants et les différents animaux très plébiscités par les enfants avec une petit préférence pour la Mulassa ! Vers 21h nous nous sommes dirigé vers l’école d’architecture où l’on retrouvait l’espace Santa Teca, un espace dédié à la gastronomie et à la culture. Encore une belle journée à Tarragone !
 
23 septembre, après avoir passé la nuit à faire la fête la ville se réveille de bon matin au son des instruments traditionnels, c’est le “Toc de matinades”. A 13h, encore un point d’orgue des festivités, les “Castells, torres i pilars”, soit les châteaux, tours et piliers humains. C'est toujours aussi impressionnant surtout quand tout le monde retient son souffle lorsque malheureusement il y a une chute… Pour clôturer cette journée “L’Entrada del Braç de Santa Tecla”, l’entrée du bras de la Sainte, qui déambule en tête de cortège à travers les rue de la ville toujours accompagné du reste des processions et d'officiels de la ville. L’an dernier le maire de Voiron y a participé. Pour terminer en beauté cette journée rien de tel qu’un magnifique feux d’artifice tiré depuis le bord de mer et visible depuis le “Balcó del Mediterrani” ou la “platja del Miracle”.

Nous voilà arrivé au dernier jour de ce récit, le 24, jour de la sainte Thècle avec le concours de descentes de tours humaines de la place de la cathédrale au parvis de la mairie. Puis voilà venu l’heure du grand final, “El Correfoc de Santa Tecla”, la grande déambulation d’une multitude de groupe de Diables venus des alentours en plus des locaux : un mélange de pétarades, sifflements, fumées et musiques, très impressionnant. Et pour clôturer les fêtes cela se passe sur la Rambla avec une puissante pétarade finale qui finit en feux d’artifice ! Génial et en même temps ça sonne la fin des festivités, il est temps de rentrer en France...
 
Un grand merci à Agathe et Yoann, des fous de Chartreuse de Voiron avec qui j’ai passé de bons moments, merci également à Yannick de Chartreuse Diffusion, sans oublier Rubén, un fou de Chartreuse (et de Renault 5 Turbo) qui m’a fait découvrir la ville autrement ! A l’année prochaine ! »

[Compte-rendu de Rodolphe | Cronica Santa Tecla 2018, traduction de Rubén, merci à eux]
 

mardi 5 juin 2018

Bouteille Chartreuse Jaune 1840-1869

Rarissime et très ancienne bouteille de chartreuse jaune, du plus ancien modèle de chartreuse référencé. On date cette présentation de la période 1840-1869, avec l’étiquette dans sa version originelle. C’est-à-dire que celle-ci est dépouillée au maximum avec les mentions “LIQUEUR FABRIQUÉE A LA GRANDE CHARTREUSE” et la signature “L. Garnier”.
 
 
Le niveau est en haut de l’étiquette, les anges ayant prélevé leur part du fait de la détérioration de la capsule protectrice du bouchon. La bouteille est en verre soufflé, de couleur relativement claire.
A noter que le goulot ne présente alors aucun élargissement, ce signe distinctif étant ajouté plus tard, comme les mentions de l’étiquette de 1869 qui correspond à une période de développement significatif de l’activité commerciale...
 
A noter que l’on peut admirer une bouteille similaire aux caves de la Chartreuse à Voiron, dans la salle de dégustation. Une liqueur de plus de 150 ans !
 
Voir aussi :

samedi 7 avril 2018

Les natures mortes à l’élixir végétal de Stéphane Capitrel

Nous avions déjà consacré un article à la représentation de la Chartreuse en peinture, sous la forme de natures mortes. Assurément nous ne connaissions pas Stéphane Capitrel qui s’en est fait une spécialité. Il suffit de consulter son site pour s’en rendre compte et ce plus largement que pour les vieux flacons de liqueur des Chartreux qu’il reproduit avec un sens certain du détail et de la composition… En lien avec sa démarche Stéphane a été invité à participer à une exposition sur le thème du silence au musée de la Grande Chartreuse, occasion pour laquelle il a composé des toiles évoquant une dimension plus spirituelle.
 
Il a accepté de nous présenter son parcours, son approche et de nous faire part de considérations personnelles quant à la chartreuse, ce dont nous le remercions.
 
« Stéphane Capitrel, né à Lyon le 7 août 1959. Peintre professionnel depuis 34 ans, après un passage aux beaux-arts de Lyon et un apprentissage en atelier.
Mes réalisations sont autant dues à ma formation (classique) qu’à un idéal basé sur la contemplation. J’aime peindre jusqu’aux imperfections pour les rendre encore plus vraies et séduisantes.
Lieux d’expositions: Genève, Biarritz, Pau, Megève, Mougins, Lyon, etc...
 
Mozart, Stéphane Capitrel
Les bouteilles de Chartreuse ont cette particularité qu’elles changent de couleur en fonction de leur âge mais aussi de leur flacon.
 
Ainsi c’est un cercle chromatique qui passe du jaune à un brun plus ou moins affirmé et du vert Véronèse au vert émeraude, presque noir comme si nous étions en présence d’un kaléidoscope végétal.
 
La Grande Chartreuse, Stéphane Capitrel
Voici donc deux exemples d’interprétation possible passant d’un sujet festif s’inspirant d’un fin de repas à un sujet plus austère représentant la solitude de la contemplation où l’on se perd dans les reflets et les couleurs, où le jaune et le vert se fondent, parfois jusqu’à l’illusion…
 
Mais je pense que mes toiles parlent mieux que moi…»

Voir aussi :

samedi 19 mars 2016

Boites de mignonnettes anciennes

Quelques clichés d'anciens modèles de mignonnettes de Chartreuse conditionnées en boites et aux couleurs du produit. Ces objets datent des années 1950 aux années 1970 et on voit l'évolution de la présentation selon les périodes.
 
 
Très belle présentation avec un motif de vitraux et l'étiquette de la période 1956-1964. Les flacons sont assemblé par paires et l'ensemble se replie.

 
Une jolie boite aux couleurs du monastère de la Grande Chartreuse et un médaillon avec un alambic et un moine. "Fabriqué par les Pères Chartreux". Douze mignonnettes de Chartreuse Verte, vraisemblablement de la fin des années 1960. A noter également l'inscription "Reine des liqueurs".
 
 
A gauche une boite du début des années 1970 avec un motif de vitrail reprenant les couleurs de la liqueur. A droite, la même avec d'autres modèles, l'un de vertes plus récent, l'autre dont les jaunes titrent encore à 43°...
 
 
A Tarragone, l'emballage est plus sombre, du carton blanc, mais plus fourni. Vingt-quatre flacons de 3cl de la fin des années 1960, début 1970... Le contenu n'est pas panaché entre jaune et verte. A noter la couleur claire de la liqueur jaune.
 
Voir aussi :

lundi 7 décembre 2015

La Chartreuse et la seconde guerre mondiale (2/2)

Après un article consacré aux événements à proximité de la Grande Chartreuse pendant le second conflit mondial, il est temps de s'intéresser plus spécifiquement à la liqueur durant cette période.
 
Retour à l’ancienne présentation
Un an après leur retour au Monastère de la Grande Chartreuse, pour célébrer ce premier anniversaire, la liqueur retrouve la présentation qui était la sienne au 19ème siècle et son étiquette d’alors, si caractéristique.
Voir l'article consacré à ce sujet.


La gamme de Chartreuse 1941 - 1951
Restrictions et pénuries
La guerre va influer sur la production de la liqueur du fait de restrictions impactant la fabrication. Pour faire face aux pénuries d’eau-de-vie de vins, celle-ci est remplacée  lorsque nécessaire par des alcools à base de betterave. Ceci impacta nécessairement son goût et des dégustateurs de vieux flacons sont formels, on peut le ressentir clairement en buvant des bouteilles de cette période.
 
Sur la contre-étiquette d'une bouteille de liqueur d'époque on peut toutefois lire :
"Malgré les difficultés de réapprovisionnement de certains produits, notre fabrication continue dans les meilleures conditions, avec les mêmes garanties de qualité pour les produits essentiels : alcools, plantes, sucre, à l’exception de toute saccharine." (janvier 1944)
Extrait d'un dépliant glissé avec un flacon d'élixir végétal :
 
Le conditionnement est également affecté du fait des difficulté à se procurer verre et bois. Conséquence l'étuis d'élixir est fabriqué en carton durant cette période et pour se procurer des produits des Chartreux, il faut préalablement restituer les précédentes bouteilles vides. Qui plus est, faute de plombs la couleur du verre des bouteilles est d'un vert plus foncé.

Cuvée commémorative de la Libération
Annonciatrice des cuvées de chartreuse VEP, cette liqueur commémore la Libération par le biais d'une production spéciale, vieillie durant 10 ans.


Sur la contre-étiquette on peut lire :
"La liqueur contenue dans cette bouteille provient de la fabrication faite en 1944, année de la Libération, et commémorant cet événement.
Et elle a été conservée 10 ans en foudres et possède de ce fait une qualité exceptionnelle.
Il a été préparé 800 bouteilles de chartreuse jaune seulement, dans ces conditions." (Février 1954)
Voir aussi :

lundi 30 novembre 2015

La Chartreuse et la seconde guerre mondiale (1/2)

Durant les années 1930, les Chartreux ont repris la fabrication de leur liqueur à Fourvoirie puis à Voiron. C’est lors des événements du second conflit mondial qu’ils vont finalement regagner leur monastère dont ils avaient été expulsés en 1903. “De l’armistice à la Libération il s’est passé à la Grande Chartreuse bien des choses dignes de mémoire” raconte Ambroise Jobert, une des principales sources de cet article.
 
En 1940, dans les armées françaises et britanniques...

Isère 1940
Si la production des liqueurs a repris en France dans les années 1930, l’ordre des Chartreux est toujours en Exil en Italie lorsque éclate la guerre. "Le 29 mai 1940, le R.P. Dom Ferdinand, affrontant les risques de cet exode, arriva à Grenoble avec le petit groupe de moines français et s'installa près de Voiron, à Orgeoise, dans la résidence des frères chargés de la fabrication de la liqueur". Il leur faut solliciter l'autorisation de s'installer à la Grande-Chartreuse, démarche compliquée par les circonstances du conflit militaire. La situation les force à s'en affranchir.

Retour à la Grande Chartreuse
"Le 20 juin (...)  Dom Ferdinand arriva en voiture à St Pierre de Chartreuse, ayant franchi de justesse les barrages préparés pour arrêter les allemands tout proches. Le 21 juin, les trois moines se présentèrent à la porte du monastère (...) Les 23 et 24, le flot de l'invasion allemande vint mourir contre le massif de Chartreuse, sans avoir atteint le monastère." Tandis que se joue la bataille de Vorreppe, après 37 années d'exil les Chartreux reprennent leur vie de prière et de silence dans le haut lieu de leur ordre. Voir l’article consacré à ce retour qui allait annoncer celui de l'étiquette de 1869 sur les bouteilles de liqueur.

En temps de guerre
Les choses vont évoluer au gré des circonstances, près de la ligne de front et au fil du conflit : "Tout se passa bien jusqu'à l’occupation italienne en novembre 1942. (...) Un colonel vint, en janvier 1943, les avertir qu'ils avaient fait l'objet de nombreuses dénonciations locales mais qu'il n'y aurait pas de perquisition avant février. (...) En septembre 1943, l'Italie passe dans le camp des Alliés. La Wehrmacht envahit Dauphiné et Savoie."
Durant ses années, le monastère servit de cache de matériel et de personnes et fut même visité par le sculpteur Arno Brecker qui y savoura un verre de liqueur. Au cours de toute la période les Chartreux donnèrent asile à des personnes menacées, par la police de Vichy puis par les occupants italiens et ensuite allemands.
"Les Pères aidaient de leur mieux les maquis installés dans les Granges de l'ordre" et à proximité en Chartreuse. Des témoignages font état de silhouettes en habit blanc aperçue de nuit dans le massif…
 
(A suivre...)
Voir aussi :
  • La Chartreuse et la seconde guerre mondiale (2/2)
  • "La Grande-Chartreuse de l'Armistice à la Libération", Ambroise Jobert et Dom X**
  • "La Grande Chartreuse" par un chartreux
  • Guerre civile ? Un petit verre de Chartreuse

samedi 21 novembre 2015

"Une Chartreuse"

Une nouvelle cuvée de liqueur des Pères Chartreux est un évènement plutôt rare et lorsqu’il s’agit d’un produit haut de gamme cela ne laisse pas professionnels et amateurs indifférents.

Une chartreuse
Chartreuse Diffusion a commercialisé dans le courant de cette année 2015 deux nouvelles cuvées très limitées de liqueurs jaunes et vertes. Il s'agit d'assemblages de chartreuse avec une base de liqueur vieillie plusieurs décennies en fût. Le titrage est de 40,6% pour la jaune et 52,9% pour la verte.
 
 
 Texte de la contre-étiquette :  
"Les Pères chartreux nous proposent pour la toute première fois cet assemblage unique, dont la base a vieilli plusieurs décennies dans des demi-muids en chêne. Par la suite, les moines prélèveront chaque année une très faible quantité de cet ensemble pour donner naissance à "Une Chartreuse". Ces mêmes demi-muids seront ensuite complétés avec les plus vieilles liqueurs dont ils disposent."
Ce mode de production n'est pas sans rappeler celui des solera, la part la plus ancienne élevant l'ensemble. Cela implique une récurrence de cuvées par nature différentes, dont les prélèvements annuels seront comblés par de nouveaux ajouts de liqueurs vieillies.
 
Présentation
La dénomination de la cuvée fait astucieusement référence à celle utilisée fut un temps pour la chartreuse de Tarragone qui avait été substantivée ("Une Tarragone" lisait-on sur les publicités et les bouteilles). Cela renvoie à la riche histoire de la chartreuse mais aussi au vieillissement important d’une partie de la liqueur entrant dans sa composition.
Un  nouveau modèle d’étiquette se décline en versions jaunes et vertes. Le design se veut épuré et fait référence à l’aspect rétro des anciens modèles. L'année de mise est inscrite en rouge sur l'étiquette et chaque exemplaire est numéroté.
Les bouteilles au cabochon chartreuse gravé sont en verre soufflé artisanalement. Elles sont rangées dans des étuis en bois de type VEP qui contient également une clé usb détaillant la fabrication des bouteilles. Un livret présentant la cuvée est également inclus.

Commercialisation et discussions
Non seulement les quantités produites sont très limitées (120 exemplaires de chaque tous les ans) mais la vente de ces liqueurs est exclusivement restreinte aux professionnels, restaurateurs et sommeliers.
On peut tout d’abord s’interroger sur la nature de cette base "vieillie plusieurs décennies dans des demi-muids en chêne". D'où proviennent ces stocks significatifs de vieilles liqueurs qui semblent distincts des futs mis en vieillissement pour la VEP ? S'agit-il de réserves très anciennes des caves de Voiron ou de stocks d'autres provenances ?
La principale question reste de savoir à quoi ressemble la dégustation de cette cuvée "Une Chartreuse" ? A quel type de vieilles chartreuses peuvent-elles se comparer ?
 
Voir aussi :

lundi 2 novembre 2015

Exceptionnelle vente aux enchères de Chartreuse

Importante vente aux enchères "Finest and Rarest Wines" chez Christie's à Genève, les 8 et 9 novembre prochain, présentant une incroyable collection de vieilles chartreuses.
 
Une vue d'ensemble éloquente... ©Christie’s, 2015

Le catalogue de la vente, richement illustré, est consultable en ligne et vaut le coup d’œil. Il précise : "La plus impressionnante collection de liqueurs de la Grande Chartreuse jamais mise en vente aux enchères, provenant d'une cave privée de la région des Alpes".

De très nombreux lots, dont des pièces uniques, rendent cette vente exceptionnelle. En effet la collection retrace l'histoire de la chartreuse et son évolution depuis le 19ème siècle. On y trouve des bouteilles de toutes les périodes, y compris les plus rares : une chartreuse blanche, une jaune 1869-1878 et des 1878-1903, d'autres Fourvoiries, divers cuvées exceptionnelles et de nombreuses Tarragones anciennes...
Aperçu en images :

Chartreuse 1878-1903 Verte, Blanche et Jaune 
©Christie’s, 2015
"Une Tarragone" ©Christie’s, 2015
Caisse bois de 6 flacons de Verte 1951-1956 ©Christie’s, 2015

samedi 14 mars 2015

Vieilles bouteilles de VEP (3)

Suite et fin de cette série d’articles destinés à préciser la datation des bouteilles de VEP.

Courant des années 1980 / début des années 1990 - Pas de mention explicite
Pour cette période nulle année n’est clairement mentionnée sur le produit !
La contre étiquette est par conséquence revue, avec un texte décrivant le produit et la démarche de vieillissement. L'appellation V.E.P. et sa signification y font leur apparition. Sur l'étiquette la police du texte pour les ingrédients change (elle n'est plus cursive).
Bouteille post-1983. En haut à gauche le système d'encoches de datation, en bas à droite aucune indication...
Pour tenter d'affiner la datation, plusieurs cas de figures sont à distinguer. Chronologiquement :
  • Des encoches sur la contre-étiquette. Un système de datation par encoches était utilisé pour les bouteilles de liqueurs jaunes et vertes durant une partie des années 1980. Chartreuse Diffusion disposait d’une carte permettant de les "lire" pour décoder la date de mise en bouteille. (En fait des encoches font leur apparition sur les dernières bouteilles de la précédentes périodes)
  • Des bouteilles sans encoche ni aucune indication de quelque sorte. Pas aisé à dater.
  • A la fin de cette période, mise en œuvre du code xxx pour les VEP (voir photo ci-dessous). En ajoutant 1084, année de fondation de l’ordre des Chartreux, aux 3 chiffres on obtient l’année de mise en bouteille.
La VEP de gauche fut mise en bouteille en 908+1084, soit 1992
1994 / aujourd'hui - Mise en bouteille en...
C’est de nouveau l’année de mise en bouteille qui est mentionnée de façon explicite sur la contre-étiquette et c'est encore le cas aujourd’hui. Au passage la mention "CHARTREUSE V.E.P." fait son apparition sur l'étiquette.
A noter des bouteilles "Dernière mise en bouteille du millénaire" en 1999, de jaunes et de vertes.
Enfin outre les traditionnels formats de VEP en litre et demi-litre, existent des flacons de 20cl (dont la bouteille a récemment été modifiée) et des jéroboams (3L).

 
Voir aussi :

dimanche 1 mars 2015

Vieilles bouteilles de VEP (2)

Si de nos jours (et de 1963 à 1975) l’année de mise en bouteille est précisée sur les V.E.P., il n’en a pas toujours été de même...

1975 / env. mi-1980’s - Mise en vieillissement dans nos foudres de chêne en l'an...
Changement non négligeable, on qualifie durant cette période les VEP selon leur année de mise en vieillissement, précisée sur la contre-étiquette. Qu’est-ce qui a bien pu motiver un tel changement ?
Cela peut d’ailleurs porter à confusion du fait de la durée de vieillissement. Ainsi une bouteille mise en fut en 1964 n’a été commercialisée que 11 ans plus tard.

Aperçu via deux contre-étiquettes aux polices de textes différentes





Durant cette période la présentation a évolué, les ingrédients figurent désormais sur l’étiquette agrandie pour l’occasion, ainsi que la contenance et la mention "Chartreuse Diffusion". Il existe également des mignonnettes sur lesquelles l'année de mise en vieillissement est précisée.

La présence du sigle "Sécurité Sociale" sur certaines bouteilles permet de déterminer que cette période se poursuit au moins jusqu'en 1983, date à laquelle la loi sur ces cotisations sur les alcools est votée. Enfin les dernières bouteilles de cette période que nous avons pu constater étaient mises en foudres en 1975...

VEP 37,5cl

Les VEP sont traditionnellement conditionnées en litre et demi-litre, les bouteilles ci-dessus font exception avec leurs 37,5cl.
VEP au format peu conventionnel. Les contre-étiquettes différent, ce serait trop simple... (Merci à Marc pour les photos)


Ce sont des bouteilles de chartreuse classiques mais bouchées de liège et revêtues de cire. La contenance est surajoutée sur l'étiquette, on peut voir qu'il s'agissait de celle d'un litre de VEP. Serait-ce là les premiers modèles de demi-format de VEP ? Si non, on peut conjecturer un manque de bouteilles de 50cl.
(A suivre...)

jeudi 26 février 2015

Vieilles bouteilles de VEP (1)

Les V.E.P., jaunes et vertes, tiennent une place toute particulière dans la gamme Chartreuse : de part leur Vieillissement Exceptionnellement Prolongé elles en constituent le fleuron. Leur présentation jusqu’à dans le conditionnement traduit cela, mais lancées en 1963, comme celle des autres liqueurs elle a évolué. Cet article donne des précisions pour affiner cela, en illustrant le propos de photos de flacons. Il ne sera pas ici spécifiquement question des cuvées commémoratives qui constituent encore un cas à part (et sont par nature datées).

Précision quant aux éléments de datation d’anciennes VEP

L'évolution dans la présentation de ces vieilles bouteilles se traduit par des changements des mentions sur l'étiquette, de son design mais aussi, et c'est ce qui les caractérise, par les pratiques de datation sur la contre-étiquette. On distingue plusieurs périodes...

1963 / 1975 - Mise en bouteille en l'an...
Les VEP sont lancées commercialement en 1963, l’étiquette est alors d’un design épuré et les mentions y sont réduites à leur strict minimum : "LIQUEUR FABRIQUEE A LA GDE CHARTREUSE" et la signature de Dom Garnier.
Lors de cette période, on date les liqueurs selon leur année de mise en bouteille (cf. ci-dessous) et comme par la suite il n'est pas fait mention explicitement de la durée de vieillissement.
Plus tard, vont apparaître les mentions du tirage alcoolique et le "D" sur l'étiquette. On les retrouve sur celle de la cuvée réalisée pour les Jeux Olympiques de Grenoble en 1968 (mais ce n'est pas systématique pour le "D" !). Parfois elles figurent en sur-ajout, de couleur rouge ou noire.

Les VEP sont numérotées... la plupart du temps !

Avec la création de Chartreuse Diffusion en 1970, disparaît la mention à la Compagnie française de la Grande-Chartreuse...
Bref, lors de cette première période, comme aujourd'hui c'est l'année de mise en bouteille qui apparaît sur le flacon, mais par la suite cela va changer et ainsi compliquer un peu les choses…
(A suivre…)

dimanche 15 juin 2014

Chartreuses Verte du 19ème siècle

Aperçu de (très) vieilles bouteilles de chartreuse, une autre façon de célébrer les 250 ans de la liqueur Verte !
 
Chartreuse Verte 1869-1878
Bouteille d'un litre en verre soufflé, cartouche en relief GDE CHARTREUSE surmonté du globe crucifère et des 7 étoiles de l'ordre. L'étiquette est manquante.
 
 
"Donné par le comte Henri du Parc. Avec les jours heureux que nous espérons. 1938"
La date sur l'emballage ne correspond pas à période de datation estimée... Encore une bouteille porteuse d'histoire.
 
3 chartreuses Vertes 1878-1903
Bouteilles d'un demi litre en verre transparent, cartouche sablé. Admirez la couleur de la liqueur...



Chartreuse Verte 1878-1903
Bouteille de la même période en format un litre.
 
Le saviez-vous ?
A la fin du 19ème siècle la chartreuse était produite à Fourvoirie et à cette époque la Verte titrait 58° ! C'est en tout cas ce qui figure sur ce document commercial de 1890... Il est même possible que la liqueur verte ait déjà été adoucie auparavant. Cela n'est pas sans évoquer la 1605 Verte, Liqueur d'élixir et ses 56° !

Voir aussi :

dimanche 11 mai 2014

La Chartreuse Blanche

Aujourd'hui disparue, était commercialisée jusqu’à l’aube du 20ème siècle une Chartreuse Blanche dont peu de personnes soupçonnent l’existence de nos jours. Incolore, plus douce que ses deux homologues, elle complétait la gamme au 19ème siècle. Plus fabriquée depuis plus d’un siècle, elle fascine collectionneurs et amateurs.

Une des rares images de chartreuse blanche sur internet
1/2 litre - Collection de Claudie
La liqueur blanche des Pères Chartreux
En 1838, une nouvelle liqueur voit le jour : la "Mélisse", dont le nom deviendra Chartreuse Blanche.  Privée de l’étape de coloration lors de sa fabrication, on peut spéculer sur le fait qu’elle compte moins d’ingrédients que les autres chartreuses. Elle est également la moins coûteuse selon des bons de commandes de l'époque.
 
Deux périodes sont à distinguer quant à la liqueur blanche. Elle sera initialement produite de 1838 à 1880, titrant alors 43°. Sa fabrication est interrompue quelques années pour reprendre en 1886, cette fois-ci à 37°.

Les chartreux communiquent à ce sujet via un feuillet publicitaire :
"La liqueur blanche de la Grande Chartreuse à 43° alcoolique sera désormais remplacée par une nouvelle liqueur, blanche également, à 37° répondant aux nombreuses demandes faites d'une liqueur plus douce que la précédente. Les bouteilles contenant cette nouvelle liqueur seront munies d'une étiquette blanche rectangulaire, semblable à celle des autres couleurs. Le prix de cette liqueur sera le même que celui de la précédente, soit 4 francs le litre et 2 francs 25 le 1/2 litre."
Une chartreuse mythique
Un doute subsiste quant à la date exacte de l'arrêt définitif  de sa production : 1900 ou 1903 ? Toujours est-il qu'il n'en est plus question avec l'exil des Pères Chartreux à Tarragone en 1903. Il est même parfois dit que la recette de la chartreuse blanche aurait été alors perdue…
 
Inutile de préciser que cette mythique chartreuse blanche est extrêmement recherchée de nos jours ! Pour preuve cet exemplaire provenant de la cave des héritiers Nicolas ainsi décrite dans le catalogue de la vente aux enchères :
“Liqueur de la Grand Chartreuse L. Garnier - Fourvoirie - 1 litre (bouchon chevillé, niv. 10 cm. Étiquette fanée, de couleur beige, mention manuscrite "Blanche" au bas de l'étiquette. La couleur du liquide est très clair, translucide. Capsule cassée. Flacon portant un cartouche sablé, globe crucifère et 7 étoiles.”
Et le prix de la bouteille a littéralement explosé l’estimation de 2000 euro...

3 bouteilles de chartreuse du 19ème siècle dont une blanche
Voir aussi :
[merci à Claudie !]

dimanche 15 décembre 2013

Chartreuse Collection - Claudie

Présentation d'une impressionnante collection familiale autour de la chartreuse qui s'est transmise sur trois générations. De très belles bouteilles, porteuses d'histoire.


Les origines de la collection
Les grands-parents étaient propriétaires d'une épicerie à Grenoble et cette activité s'est développée en rapport avec le tourisme local.  En effet ils confectionnaient des paniers garnis à destination des touristes et avec le repas y glissaient une mignonnette de chartreuse. Outre la pratique religieuse, de là découlent des liens commerciaux avec les chartreux avant leur expulsion en 1903.
Par la suite le grand-père a aidé les chartreux au moment du départ pour l'Espagne, les assistant lors des préparatifs et après l'expulsion. En remerciement il se voit offrir ce qui va constituer les plus vieilles pièces de la collection avec notamment de fameuses chartreuses blanches...

De bien belles pièces
L'ensemble compte plus d'une chartreuse d'exception, et comme la collection, les plus vieilles pièces  remontent au 19ème siècle. A noter que certaines bouteilles se sont vu apposer des étiquettes manuscrites précisant leur datation ou même leur histoire !
Sortent du lot :
  • une chartreuse Jaune avec une sur-étiquette Dubonnet millésime 1875
  • une chartreuse Verte 1880-1903
  • 2 chartreuses blanches, antérieures à 1903, en demi-format
  • les premiers modèles de bouteilles produites à Tarragone
  • ...
Plus généralement y figure la plupart des bouteilles produites par les Chartreux au cours du siècle dernier !


Au fil des générations
Il faut tout d'abord préciser que la collection fut enrichie régulièrement. La transmission de la collection se fit initialement de père en fils et le jeu des circonstances fit que dans les années 2010 ce fut en fin de compte la fille de la famille, Claudie, qui entra en possession de l'ensemble... Pour l'anecdote la collection fit par deux fois l'objet d'une évaluation en l'intervalle de deux décennies, avec des estimations très divergentes : lors de la seconde, les montants  désormais en euro, avaient littéralement explosés !
Son actuelle propriétaire continue quoique ponctuellement à enrichir la collection. Une pièce manquante : le modèle produit à Tarragone de 1932 à 1935 dont l'étiquette comporte la mention "JADIS" en surajout. Notons par ailleurs que Claudie n'hésite pas lors de grandes occasions à mettre en dégustation certains vieux flacons parmi les doubles !
[Un grand merci à Claudie !]

jeudi 21 novembre 2013

Chartreuse collection

Une série de clichés autour de la liqueur des Pères Chartreux, de nature à compléter les galeries du blog sur Pinterest et le Cabinet de curiosités chartreuse.


Toute une palette d'anciens objets relatifs à la chartreuse : vieilles bouteilles de divers formats, mignonnettes, élixirs, verres, cendriers, publicités, menus, boites, dépliants, etc.
Il y a même des boutons de manchette, une bouteille factice, des mignonnettes d'épiscopale 2009, un étui d'élixir en carton datant de la 2ème guerre, des gobelets en plastique provenant de la distillerie de Tarragone, un shooter aux couleurs de la ville catalane et une flask de Tarragone Jaune spéciale Fous de chartreuse !


Des objets déjà plus anciens ! Mignonnettes Jaunes et Vertes modèles années 1930, 1940 et 1950, les flasks 1950, l'eau-de-vie de 1941 (ici reconditionnée) et son étui, un porte-clé rempli d'élixir, un vieux porte-menu Dubonnet et chartreuse de Tarragone et divers modèles d'élixir (1930 à 1960) ainsi qu'un puzzle promotionnel pour l'élixir végétal...


Une vieille caisse en bois "Cie Française de la Gde Chartreuse" où étaient rangées les bouteilles protégées dans des étuis en paille. De vieux livrets promotionnels, une illustration de la gamme au 19ème siècle, deux verres, un dépliant espagnol sur la VEP, un petit livret en allemand, un marque page et une VEP Verte mise en bouteille dans les années 1980.
(A suivre...)
Voir aussi:

lundi 9 septembre 2013

Dégustation aux caves Bossetti

Le blog de la Chartreuse aura le plaisir de vous retrouver ce samedi 14 septembre pour la dégustation annuelle de Chartreuse organisée par les Caves Bossetti à Paris. 
 
Découvrez le programme détaillé de l'édition 2013


Les réjouissances culinaires, les jeux, les animations et les liqueurs promettent un événement réussi avec notamment cette année un superbe jéroboam de Chartreuse jaune millésime 1952 !
 
Le blog vous accueillera cette année encore sur son stand : venez tester vos connaissances autour de la chartreuse et tenter d'obtenir votre diplôme ! 
 
Rendez-vous rue des Archives ce samedi à partir de 10h et toute la journée !
 
photo by Hélène D. - http://bit.ly/14zjiSn
 
Voir aussi :

mardi 20 août 2013

Publicités des années 1930

En complément de l’article consacré aux chartreuses produites dans les années 1930 voici quelques objets utilisés pour promouvoir la liqueur à cette période. Ils illustrent les pratiques publicitaires d'alors pour les boissons alcoolisées.
La palette des supports utilisés est relativement large, une même campagne se trouvant souvent déclinées en plusieurs formats. Si certains d’entre eux sont plutôt récurrents (affiches, encarts dans la presse, menu...) d’autres sont plus occasionnels (calendrier, carnets de bridges...).

Produits promotionnels de l'entre-deux-guerres
Aperçu via un panel non exhaustif d’objets publicitaires chartreuse de cette période. A travers une certaine unité de graphisme et de messages commerciaux, ils sont représentatifs de l’époque et de la façon d'évoquer ces produits. Durant cette période, le message clé est la fabrication par les Pères Chartreux, "authentique" et "aujourd'hui comme autrefois" et il n'est pas question de Fourvoirie !
Cliquez sur les images pour les agrandir :

Affiche
Cette belle illustration de G. Favre met en avant la nouvelle présentation de la bouteille (double étiquette) et le monastère de la Grande Chartreuse. Elle évoque ainsi l’origine géographique et historique du produit que les chartreux ont regagné en 1929 suite à leur exil espagnol.
Ce graphisme sera décliné en de nombreux encarts publicitaires aux slogans variés.
 
Calendrier
Un joli calendrier publicitaire cartonné des années 1930.
Mentions "Chartreuse Verte la plus digestive des Liqueurs", "Chartreuse Jaune la reine des Liqueurs".
 
Encart publicitaire
Il est fait mention, comme au 19ème siècle, à la "Reine des liqueurs".
"Le cadeau distingué qui fait toujours plaisir"
Buvard
Il fait la promotion de l'élixir végétal, cordial et digestif.
"En vente dans toutes les bonnes épiceries, pharmacies, etc..."
La double étiquette se décline jusque sur les flacons et étuis d'élixir !
Livret
"Une brochure artistique contant l'histoire de la chartreuse" (voir le carnet de bridge)
Richement illustré, il développe l'identité du produit, son histoire et évoque plusieurs "curieuses anecdotes" à son sujet...
 
Carnet de bridge
Pour consigner les résultats de nombreuses parties...
Ce support sera également utilisé dans les années 1950.

Ces exemples illustrent bien la cohérence des messages véhiculés par les chartreux relativement à leur liqueur, selon les circonstances et au fil des époques.

Voir aussi :